accro' grimpe

Grimper d' arbres au col de la Forclaz (Annecy-74)

  • Grimper d'arbres col de la Forclaz - Annecy  (haute Savoie)

-  Je cherche un site adéquat (grands arbres,coin tranquille et proximité de la voiture pour ne pas avoir à transporter trop de matériel). Après avoir prospecté les deux versants du col de la Forclaz, je m' arrête un kilomètre sous le col de la Forclaz côté Annecy/Talloire, juste au croisement avec une route forestière. Je trouve un bel arbre avec une circonférence de pied impressionnante et d' une hauteur de 30 m environ.

beau spécimen de résineux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

belle hauteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-   J' utilise la technique de la ficelle pour atteindre les premières branches inaccessibles (lest professionnel acheté chez un fournisseur pour matériel d' élagage. Le lancer est impeccable au premier essai ! Après une grimpée à la poignée frein/pédale et au frein de poitrine sur environ huit mètres (technique spéléologie), j' essaie une première descente sur corde simple statique avec mon ensemble descendeur en huit et shunt. Le système est super, efficace (arrêt immédiat si je lâche tout, et redémarrage facile).

p1160737.jpg

p1160757.jpg

-   Je grimpe ensuite l' arbre en libre avec une corde de rappel "au cul" et arrivé à une dizaine de mètres de la cime (la densité du branchage m' obligeait à couper des branches ce que je m' interdis de faire). J 'installe la corde pour être rappelée et j' effectue une seconde descente en rappel avec la même technique mais sur deux brins cette fois ci !

p1160770.jpg

à mon point le plus haut (21 mètres)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

c 'est parti pour le rappel !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rappel sur arbre dans le col de la forclaz à près d' Annecy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-   Superbe descente en rappel, sans problème technique ! 21 mètres de descente ! Bon entraînement, je suis prêt pour cet après midi à la Tournette.

Accro' grimpe à Crézilles (54)

Accro' grimpe près de la bouvade à Crézilles  - à partir de Crézilles - Meurthe et moselle

  • Quelques photos en attendant un article plus détaillé à paraître dans les pages Accro'grimpe.

La bouvade

L' arbre à grimper

Préparation du matériel

amarrage de la corde fixe grimper au

la corde fixe et son contre poids

belle grimpée

Belle vue sur les prés le long de la bouvade

Prêt pour la descente en rappel

descente sur mascott à Crézilles

Vidéo élagueurs pro !

  • Vidéo d' un championnat d' élagueurs professionnels ... vive la technique

Treesbee de chez Petzl

Treesbee - sangle d' amarrage pour les arbres - fausse fourche

Vous trouverez ci dessous un lien pour consulter ce produit de chez Petzl utile pour les élagueurs ou passionnés de grimpe d' arbres

Memento de l' arboriste

video grimper sur corde

syndrome du harnais

sac à lancer !

Un site explicite sur le lancer de sac, préalable au grimper d' arbres,

cliquer sur le lien   http://www.allo-olivier.com/Elagage/SacDeLancer.htm

Escalade d' arbres - corde longue

L’escalade des arbres à l’aide de la corde longue: comparaison de deux méthodes

Pappeln stutzen
Fig. 1 - Quatre peupliers au milieu de la cour: un objet difficile idéal pour le cours "Bûcheronnage spécial avec risques particuliers", où l’on enseigne la technique de la corde longue.
 
Einsatz eines Hilfseils
Fig. 2 - Pour débiter sans causer de dégâts, une corde d’assurage retient la branche depuis le sol et permettra de contrôler la descente.
 
triple ancrage
Fig. 3 - Travail en sécurité dans la couronne grâce au triple ancrage: corde longue, corde de retenue armée, grimpettes.
 
Lausanner Technik
Fig. 4 - La technique lausannoise permet d’évoluer librement dans la couronne. C'est un equipement de haute technologie issu de l’alpinisme et de la spéléologie. Seule une pratique régulière permet d’en exploiter complètement les avantages.

Grimper aux arbres! Ce qui n’était qu’un jeu pour beaucoup d’enfants peut devenir, chez les forestiers, un travail de professionnels spécialement formés pratiqué avec des objectifs précis. Cet article a pour but de comparer deux méthodes d’escalade des arbres.

Le montage d’une élingue à l’aide de l’équipement d’escalade peut être considéré comme le premier niveau et fait partie de la formation de base des forestiers-bûcherons (cours B). Les personnes suffisamment agiles et exemptes de vertige pourront passer au niveau 2, la préparation du mât du câble-grue (ébranchage de l’arbre et montage du sabot). Au niveau 3, l’on trouve des travaux qui sont vraiment l’affaire de spécialistes : l’ébranchage ou le débitage de la couronne – un préalable classique à la récolte du bois dans les forêts jardinées – ainsi que la récolte des graines (cueillette des pives).

Cette dernière occupe une position spéciale du point de vue technique, car elle doit s’effectuer sans grimpettes; par ailleurs, elle ne comporte pas d’utilisation de la tronçonneuse. Il en va de même de l’émondage pratiqué dans la couronne à l’aide de la corde : ces deux opérations ont en effet pour point commun de ne pas impliquer l’abattage de l’arbre, ni en tant que but, ni comme conséquence annexe (le mât du câble-grue est en général abattu après le démontage de l’installation).

L’abattage d’un arbre n’est pas toujours possible ! Les arbres envahissants dans un peuplement, ceux des parcs publics ou proches des maisons, ou encore les arbres de réserve laissés au-dessus du recrû, représentent autant d’exemples où un simple abattage risquerait d’entraîner des dégâts inacceptables. On est alors obligé de commencer par débiter tout ou partie de la couronne par tronçons successifs, en progressant de l’extérieur vers l’intérieur, et parfois même de procéder ainsi pour l’arbre entier (Fig. 1).

La mobilité limitée, c'est dangereux

Très souvent, l’engagement de matériel lourd (nacelle, autogrue, voire hélicoptère) est impossible ou trop coûteux. Quant à l’escalade classique (où l’opérateur de la tronçonneuse est équipé des grimpettes et de la ceinture de sécurité), elle restreint fortement la mobilité du grimpeur, qui ne peut pas s’éloigner du fût, à moins de se désassurer. Elle ne permet pas de raccourcir les branches progressivement. Pour cela, il faudrait pouvoir se déplacer librement dans la couronne dans toutes les directions.

En effet, sur les feuillus, les tailles de débitage des grosses branches ou ramifications ne doivent justement pas être effectuées le long du fût, car l’effet de levier produit dans ce cas des zones de tension et de compression de l’ordre de la tonne, ce qui est très dangereux : les réactions du bois lors de la taille sont difficilement prévisibles et les travailleurs risquent leur vie. Les toits défoncés, les barrières détruites et les lignes électriques renversées sont alors un moindre mal...

La technique de la corde longue

Voici la reine des disciplines d’escalade! Grâce à elle, quand on la maîtrise, il est possible de se déplacer dans les branches avec l’aisance d’un chimpanzé. La différence décisive, par rapport aux techniques mentionnées ci-dessus, réside dans le fait qu’avec la corde longue on peut atteindre pratiquement n’importe quel endroit de la couronne pour y travailler. Plus besoin de rester rivé au fût ! C’est un immense avantage notamment dans le cas des couronnes étalées : il est possible de rabattre les branches et les ramifications en procédant de l’extérieur vers l’intérieur de la couronne, par tronçons de la longueur voulue, et, si nécessaire, de descendre ceux-ci lentement à l’aide d’une corde d’assurage (Fig. 2).

Cette méthode est due à l’ancien chef de cours de l'Economie forestière Suisse (EFS), Ernst Engeli, qui l’a constituée à partir d’éléments empruntés à l’alpinisme, tout en la modifiant en vue de son utilisation dans les arbres. De là est né le cours de "Bûcheronnage spécial avec risques particuliers", qui figure depuis quinze ans dans l’offre de l’EFS. L’enseignement de cette technique et le manuel qui l’accompagne ont été développés par Markus Saurer, ancien chef de cours de l’EFS.

L’accès à la couronne se fait par l’escalade traditionnelle, c’est-à-dire avec grimpettes et ceinture de sécurité le long du tronc. On choisit ensuite, le plus haut possible, une fourche suffisamment forte, bien formée et bien positionnée, qui servira de point d’appui et de déviation pour la corde longue. On passe l’une des extrémités de la corde dans le mousqueton à vis et l’on fixe ce dernier dans l’anneau intérieur de la ceinture d’escalade. A l’aide de la corde sans fin Prusik, le grimpeur s’attache à l’autre brin de la corde longue; il est ainsi suspendu à la fois aux deux brins de celle-ci (Fig. 3). Le noeud Prusik a la propriété de coulisser facilement lorsqu’il ne supporte pas de charge et de se bloquer dès qu’il est sous tension. Ainsi le grimpeur peut-il régler sa position en hauteur, mais aussi se déplacer par des mouvements de pendule en s’aidant des grimpettes et de la longe de sécurité. Cette liberté de mouvement verticale et horizontale dans la couronne lui permet d’atteindre même les branches fines. L’équipement de base comprend:

  • la ceinture de sécurité (Repapress, type Engeli)
  • les grimpettes
  • la corde longue (tressée, Ø 16 mm, longueur 30 m)
  • la longe de sécurité (âme d’acier, Ø 16 mm, longueur 3 m, avec raccourcisseur)
  • la corde Prusik (sans fin, Ø 10 mm)

La technique d’escalade lausannoise

Yvan Richard, forestier-bûcheron de la ville de Lausanne, a développé depuis la seconde moitié des années nonante une méthode d’escalade des arbres qui est maintenant bien au point et peut être apprise au "Centre de formation professionnelle forestière" du Le Mont-sur-Lausanne.

L’escalade lausannoise (Fig. 4) diffère nettement de la méthode Engeli-Saurer. Elle est le fruit d’une collaboration étroite avec des guides de montagne, des spéléologues et des sauveteurs ainsi qu’avec des fabricants de matériel d’alpinisme. L’équipement de base comprend les bloqueurs (bloqueur de pied, poignée d’ascension et bloqueur ventral), le descendeur, le frein de corde, ainsi que le harnais de sécurité, une longe réglable de 5 m, une longe de sécurité à âme d’acier (obligatoire pour les travaux à la tronçonneuse, par décision de la Suva) et des cordes semi-statiques de 11 mm. Le harnais "Navaho Boss" de Petzl utilisé actuellement, est l’aboutissement de quatre ans de collaboration avec la firme française Petzl. Il répond exactement aux besoins des spécialistes de l’escalade des arbres.

Comme nous l’avons vu, certains travaux excluent l’usage de crampons ou grimpettes, tels la récolte des graines, les tailles de correction et autres soins aux arbres. Il faut alors accéder aux branches soit par une échelle, soit, souvent, exclusivement par la technique de l’escalade à la corde. Si la couronne n’est pas trop élevée et que sa forme s’y prête, on lance à l’aide d’un sachet une corde fine pardessus une branche suffisamment forte. C’est à l’aide de cette corde fine que l’on met en place la corde principale, ou ligne de vie, qui est ensuite ancrée au pied de l’arbre. On peut alors se hisser le long de la ligne de vie, sans avoir de contact avec le tronc, à l’aide de la poignée d’ascension et du bloqueur. Si, au contraire, la couronne commence trop haut ou que sa forme ne convient pas, on escalade le fût, à l’aide d’une technique sans crampons, au moyen de deux cordes passées autour du tronc, en montant alternativement à l’aide de chacune d’elles. Là aussi, on utilise les bloqueurs mécaniques.

"Penser secours avant de penser travail" : c’est le principe de la "méthode lausannoise". Le sauvetage d’un homme blessé ou inconscient doit être possible en tout temps avec les moyens disponibles sur place. C’est pourquoi la condition préalable à tout travail dans l’arbre est le montage de la "ligne de vie". Installée la première fois qu’on monte dans l’arbre, cette ligne reste fixe et constitue la liaison avec le sol pour toute la durée des travaux, de manière à permettre au sauveteur un accès rapide.

Ecole "grimper d'arbres" à St Fargeau

Une école pour apprendre à grimper aux arbres

 
02.05.2009
Avis aux amoureux des arbres qui souhaitent enseigner la grimpe ! Une école d'« éducateurs grimpe d'arbres » vient de se créer à Saint-Fargeau-Ponthierry, près de Melun. C'est la deuxième en France, après celle installée à Annonay (Ardèche). Une structure agréée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, qui va assurer la formation professionnelle pour le nouveau diplôme CQP * d'éducateur de grimpe d'arbres. Un titre qui comble le vide juridique qui existait avant. « C'est comme un brevet d'Etat pour ce métier qui va se développer. On y joint toute une pédagogie sur l'arbre. En fait, c'est une éducation à l'environnement en utilisant les techniques de grimpe d'arbres encadrée », explique Frédéric Baudouin, directeur de l'école et président de l'association Profil évasion, qui propose déjà de la grimpe depuis 1997. Une formation avec des experts de la forêt « On a été accrédités par le syndicat national des grimpeurs encadrants, car on a déjà une certaine antériorité dans ce domaine », sourit Frédéric Baudouin. Il cherche maintenant des cofinancements pour aider les futurs grimpeurs. Car cette formation coûte 5 300 € ! Elle est étalée sur deux mois (soit trois cent cinquante heures), dont six semaines de théorie et quatre semaines de pratique. « Quand on a un projet professionnel, ce prix se justifie car de vrais spécialistes interviennent : experts forestiers, pompiers du groupe de recherche et d'intervention en milieu périlleux (Grimp), etc. », se défend Frédéric Baudouin. Au programme : secours sur corde (ou savoir aider une personne évanouie sur une branche !), connaissance des différents publics (scolaires, entreprises, etc.). Et surtout connaissance de l'arbre. « Dans les parcs aventures, les gens ne savent pas souvent dans quoi ils ont grimpé… Et puis l'arbre est un être vivant qui n'est pas fait pour supporter des charges, sinon il souffre. Un câble peut finir par l'étrangler. » Bref, une fois la formation terminée, plus rien ne vous échappe sur l'aspect matériel, la sécurité et la pédagogie ! La première session est prévue en octobre prochain. Frédéric Baudouin reçoit déjà des appels. « Beaucoup d'anciens élagueurs qui veulent se reconvertir sont intéressés. Il y a aussi des personnes ayant leur brevet d'Etat d'escalade et qui veulent se spécialiser. J'ai même reçu un appel de propriétaires d'un camping qui veulent se former pour proposer ensuite cette activité encadrée à leurs clients ! » * Certificat de qualification professionnelle.

Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Melun